Grandir, aimer, voler...

A lui, à moi, a vous, a demain,...

J'ai toujours voulu être quelqu'un de sensible, d'humain... Quelqu'un qui saurait écouter les autres, en toute circonsanteces, sans jamais rien demander en retour... Quelqu'un qui agit toujours en accord avec ses valeurs et son amour... j'ai toujours voulu être cette personne là, une personne qui rimerait avec modestie, sincérité, tolérance. Je sais, ce sont de bien grands mots, mais j'ai toujours voulu être en accord avec ceux là? A chacun de mes pas, je me suis efforcée de prendre le temps d'écouter, de respecter chacun dans son altérité tout en cherchant en lui cette part d'humanité...

Il aura suffit d'une fois pour basculer du fil que je m'étais tissé... Car ce n'était qu'un fil, là ou il aurait falluit tisser une toile et la peindre en couleur...

"je t'ai failli"... c'est étrange comme ces mots peuvent vous revenir sans que vous y fassiez attention, vous les avez sur le bout de la langue, ça vous brule un peu, et vous n'avez plus qu'à les écrire et qu'à essayez de les comprendre... J'ai failli avec lui que j'aime... Et puis je l'ai failli parce que je l'ai manqué, raté tout simplement... Comme un immense gâchis, je reste persuadé que si nous nous étions rencontré plus tard, lui et moi, il n'y aurait pas eu cette catastrophe parce que chacun aurait déjà combattu ses propres démons et n'y aurait pas entrainé l'autre...

Je ne savais pas à quel poins il était dangereux de laisser tournoyer l'ombre de ses propres carences affectives. J'ai toujours voulu croire qu'à force d'aimer l'autre pour ce qu'il était je finirais par m'aimer comme je suis. Qu'essayer de faire leur bonheur suffirait à me rendre heureuse. A ceux qui voient une quelconque ardeur d'âme dans ce raisonement, j'y vois surtout un manque cruel de lucidité et de maturité. Que peut on construire avec l'autre quand on à pas réussi à se construire soi même??? De cet aveuglement il ne peut résulter que du bancal, de l'instable... La chute serait arrivée tôt ou tard. Ce fut celle là, et après tout, il vallait mieux qu'elle survienne maintenant que dans quelques années.

"Je t'ai failli"... Je reste seule avec ce bilan, un peu perdue avec un peu de pluie et de brume dans les yeux... Je crois bien que ça à été la leçon la plus dure de toute ces années... Se rendre compte de la puissance destructrice du verbe aimer... Plus encore, se demander si l'on à aimer comme il aurait fallu... Si l'on a su aimer en fait... Et se laisser dévorer par le culpabilité de n'avoir pas été ce que l'on aurait voulu être. D'avoir laisser parler l'égoïsme avant son coeur, quand on à toujours voulu noyer l'un et nourrir l'autre. Mais il n'est plus temps de défaire ou de refaire, il est temps de construire, de bâtir.

Grandir, dans sa tête, dans son corps, grandir avec le poid sdes années, sans rien oublier de ses joies, de ses peines... En apprenant sans cesse de ses erreurs sans s'y complaire. Se construire en regardant toujours vers l'avant avec autant d'incertitude au bout des doigts que de confiance au fond des yeux. Laisser le temps souffler sur les voiles, se laisser glisser sous le vent, doucement...

Et puis, apprendre à s'aimer avant d'aimer, se laisser cueillir des étoiles... Apprendre à vivre un peu pour soi, pour se laisser ensuite le joie d'offrir mille fois plus d'amour et de vie qu'on ne l'aurait fait en ne s'écoutant pas, en s'oubliant... Apprendre à se construire pour savoir mieux partager. Voilà, j'espère ne pas m'y tromper cette fois... c'est ce que je souhaite à partir de maintenant... Ainsi que beaucoup d'amour et de tendresse pour vous tous...



03/08/2008
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