Moi qui disait...

Moi qui disait que j'allais mieux...pfff...FOUTAISE!!! Il y a une douleur incompréhensible, non identifiable,qui me blesse un peu plus à chaque miette, je m'emplis de nourriture et je souffre. Alors, je maigris pour planer au dessus de cette invisible douleur, dans une vie à laquelle je ne participe plus et qui, de toute façon, m'indiffère.

La paix du vide me rassure, me sauve alors que la torture me rappelle mes brisures intérieures qui augmentent toujours. Je suis irrésistiblement attirée par la mort qui me semble la seule issue possible face à cette vie que je n'arive pas à changer car elle ma paralyse autant que mon assiette.

Je suis une femme incomplète et je n'arrive pas à me remplir de vie, il me manque quelque chose que je ne peux pas nommer mais qui, je le sais, me promettrais le bonheur... je sais le sens de ma souffrance et celà me met sans dessus dessous, elle est si étouffante que je n'ai pas d'autre choix que de l'illustrer par mon corps souffrant... Mon corps signifie... il est la métaphore de la douleur opressante qui m'empêche de m'aimer, qui confirme sans relache ma nullité...

Je suis malheureuse à en mourir de faim, je ne crois pas mérité le bonheur, la ferme conviction d'avoir commis une erreur, d'avoir échouée, d'être mauvaise, sale, répugnante me gonfle de chagrin après chaque bouchée avalée ou refusée.

Je suis née pour ne pas guérir, pour laisser mon ventre hurler parce que mon âme saigne, pour devenir folle sous le poids de la torture mentale , pour crever de froid parce que mon intimité gèle, pour laisser mon coeur se débattre et lentement s'épuiser parce que je n'aime plus ma vie.

Mon destin est vide, aussi vide que que je le suis moi même . Le seul plaisir auquel j'ai droit désormais est celui de m'autodétruire pour expier le pécher de ne pas être heureuse et de bien trop savoir pourquoi...

 



20/09/2007
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